Ma vision
Posté devant ma fenêtre
Devant ces êtres
Qu'on dit humain
Alors qu'en fait ce sont des moins que rien.
Je regardais ce monde
Immonde,
Quel comble !
Regarde un peu tous ces hommes qui se plombent.
Posté dans ma cellule
Où tout pullule
Aussi bien
Le mal que le bien.
Moi qui pensais être bon
J'ai été enfermé car j'étais un gros con.
J'ai été enfermé car j'étais un mongol,
Et à leurs yeux ma tête semblait vraiment très folle.
Je me dis en fin de compte que c'est juste une fiction
Mais tout ceci est vrai il suffit de voir mes scarifications.
Posté hors de mes terres
J'erre
Dans un nouveau monde où je ne serai que provisoirement
Les gens m'accueillent et la vie passe calmement.
Cette liberté n'est que provisoire
Alors je profite
Et je visite
Et je vois ce qu'il y a à voir.
Mon bourreau et mon monde sont loin de moi,
Cet homme a oublié que l'homme avait des droits, il manipule l'homme comme les Chinois.
Il y a des choses et des mots qui ne s'oublient pas
Car son extrémisme a progressé et ne faiblit pas.
Il y a des vengeances qui n'attendent que d'être accompli.
Posté dans mon travail
J'attends une aide qui tarde à venir.
Ce n'est pas la Croix Rouge, l'ONU ou bien la FINUL
Que je demande
Car au bout du compte nul
Ne semble répondre à mon appel, à ma demande.
Je comprends là qu'il me faut rester en chien
Et il est clair que je n'oublierai RIEN.
Mais qui donc a dit « aide toi et le ciel t'aidera » ?
Je n'ai alors qu'une chose à faire
Retourner à mes affaires
Et me démmerder
Car j'ai belle et bien l'impression de tous les avoir emmerdé.
Pas de solidarité c'est un pour tous et tous pour un.
Posté à un ordinateur
Je deviens un grand orateur, et très rarement un grand menteur.
Je suis plus du côté de la vérité
Même si cette vérité
Est parfois dure à dire ou à entendre. Je vois un amour de mon passé
Avec qui je discute,
Alors qu'avant tout n'était avec elle que dispute.
Mais cette discussion devient interrogatoire
Car je veux savoir
Toute la vérité
Rien que la vérité.
La vérité n'a pas à être ailleurs, elle doit être ici.
Elle a été ici
Accompagné de pardon et d'anecdote
Elle m'a dégouté
Elle m'a attristé
Car aucun de nous n'était lui-même
Chacun a joué un rôle et ne s'est pas montré tel qu'il est dans le regard des gens.
Pourquoi se faire une image quand on peut être soi-même ?
Peut-être juste pour entrer dans le bon moule.
Posté dans un avion en première classe
La classe !
Je retourne vers la terre de mes ancêtres,
L'Afrique
Que l'Europe considère comme sa pompe à fric
Mais au fond ai-je un pays
Moi qui ai toujours été haï
Moi qui né en France, suis Français
Ai appris le Français
J'ai toujours entendu dire que je ne savais pas parler la langue de Molière.
Peut-être est-ce la faute de mon quartier Les Dervallières ?
Mais alors quelle langue ai-je parlé pendant
Tout ce temps ?
Le petit nègre ?
J'ai pourtant su me faire comprendre des hommes sans problème
J'ai pourtant réussi à ce qu'on m'aime.
Jamais je n'ai été corrigé
Ni par mon accent jugé
Car je n'en ai pas. On ne m'a pas laissé le temps de dire au revoir à ma ville
On m'a renvoyé dans mon pays où j'ai atterri dans les bidonvilles.
Je partage mon quotidien entre la misère, la mort, le choléra, le SIDA, les guerres, et les viols;
Et pour survivre moi je vole.
Fixé à mon portable
Je communique
A partir de message.
Ne pensez pas que j'ai été sage
En ce soir du 22 janvier
Où peu aurait à m'envier
Car j'ai fait mes adieux
Non pas à la vie, mais à celle qui comptait beaucoup à mes yeux.
Il le fallait pour son bien
Car il me fallait arrêter de ressasser le mal au lieu du bien,
Les crises
Et les prises
De tête
Ne croyez pas que ce soit tout le temps pour moi jour de fête
Car c'est plutôt dans un moment pareil jour de deuil quand tu demandes ta liberté
Quand tu demandes à être quitté
Bien qu'il n'y ait que de la soi-disant amitié entre moi et elle
Il semble que je ne peux rien lui apporter si ce n'est de la peine
Alors il est temps qu'elle vole de ses propres ailes
Vers de nouveau horizons qui ne font pas qu'elle revienne
Sans cesse vers moi.
Mais pourquoi vers moi ?
Pardon si je me suis mal exprimé auprès de celle qui était tout pour moi.
Mais là au moins elle peut le dire je suis un connard
Bien qu'enfoiré, salopard ou batard
Seraient des insultes plus acceptables par moi.
Je suis interdit de toute communication
Et un seul faux pas pourrait aggraver ma situation
Alors je n'agis pas
Je reste passif
Je reste pensif.
Posté dans une pièce
Où je fais un boulot de sale nègre auquel il faut que j'acquiesce
On voit bien là que l'école ne m'a servi à rien
On voit bien là que je ne suis qu'un bon à rien.
Alors putain pourquoi nous donner le droit de vote
Si nous ne sommes pas vos potes ?
Pourquoi ne pas aller voter pour un homme pas banal,
Un homme qui a la « solution finale ».
Ma mort rendrait peut–être l'homme heureux mais moi je pense à rester pour les faire chier
Bien que me suicider
Est une de mes idées.
Posté devant toute une bande
De gens, je vois d'ici leur propagande.
Venue assisté à un mariage pour lequel ils se sont bien arrangés
Il ne faut pas être assez dupe pour comprendre que ce mariage est arrangé.
Pour eux la vie se voit en noir
Seulement et en espoir, en force est ce noir
Alors pour ne pas se mélanger ils s'unissent seulement avec leurs frères de continent
Et de couleur. Aux autres couleurs ils disent nan.
Le problème c'est que certains sont tentés par ces autres couleurs
Quand ceci est décelé il faut agir dans les heures qui suivent.
Posté devant la télé je vois l'espoir.
Il est noir
Ni extrémiste,
Ni raciste
Mais pacifique.
Venant des Etats – Unis d'Amérique
Il s'appelle Barack Obama
C'est lui que l'on veut de Porto Rico à New York, de la Floride à l'Alabama.
A tous ceux qui veulent voir son échec
Sachez une chose on n'est pas condamné à l'échec.
Vous pouvez continuer à nous laisser plein de stigmates
Mais n'oubliez pas que vous êtes de plus en plus proche de l'échec et mat
Et que les rôles vont s'inverser
Tout pour vous va cesser.
Posté chaque jour là où je suis
J'ai bien compris que le bienvenue en aucun cas je ne suis.
J'ai bien compris que ma place n'est pas ici
Bien que je suis sur mes papiers d'ici.
J'ai bien compris que je devais me faire orphelin
Car je ne suis pas malin.
Mal aimé
Je n'ai pas à aimer.
J'ai compris que sur moi tout ce qui est dit,
Prédit, me maudit.
J'ai compris que j'étais un homme mort
Car j'ai toujours tort
Car j'ai ouvert la porte
A une personne qui est venu avec sa cohorte
Son tort
La mènera elle aussi si elle revient à la mort.
C'est dans un moment comme celui-ci que je dois faire Superman
Alors qu'au fond de moi-même je suis super mal.
Alors je dois leur dire de faire comme moi pour ma vie, fuir et se cacher.
Posté où je suis je mourrais si je reste encore longtemps.
De toute façon qui me pleurera et viendra me voir avec le temps ?
Qui se rappellera encore de moi ?
Qui osera dire du bien de moi ?
Personne.
Alors ne pas exister aux yeux du monde semble une idée pas du tout conne.
Ne laisser aucune trace de mon passage
Semble sage.
Apparaître et disparaître voilà ce que je dois faire.
Posté devant ma table
J'écris mes derniers mots dans lesquels je me mets à table.
A côté de moi toute une boîte de médoc.
A faire pâlir mon Doc.
Moi qui me voyais en belle caisse je n'ai eu que le bus et tram
Comme moyen de locomotion, quel drame !
Je me présente je suis un mort avant j'étais une merde
Je fais maintenant partie d'une statistique
Destiné à ne pas resté statique.
Mes derniers mots vont à mes proches
Et ceux qui dans mon c½ur sont aussi des proches.
A chacun sa lettre
A chacun son cas je traite
A chacun sa part du blé, bien évidemment le nom du responsable de mon suicide
N'a pas à rester inconnu car je veux qu'on le trucide.
Je veux qu'il se rende compte du mal fait
Et tout ce que de ses mains il a défait.
Je veux qu'il sente sa culpabilité
Je veux qu'il se rende compte ce que cela fait que de priver l'homme de sa liberté.
Je veux qu'il se rende compte que toute sa violence
Bien que morale principalement est dense
Je veux qu'il sache maintenant jusqu'où un homme est capable d'aller
Qu'il n'y aura pas de retour car simple est mon aller
Je veux qu'il se remémore toutes ses insultes
Cultes.
Je veux partir en paix mais pas avec celle de dieu
Celle de la femme qui était tout pour mes yeux
Alors il faut que je l'appelle
Et qu'elle me dit cette phrase qui pour moi sera si belle.
Bien que je devais l'oublier
J'ai tenté de ne pas l'oublier
Mais je suis resté sur mes gardes à ses apparitions.
Je veux quitter ce monde incinéré avec d'autres gens impurs
Les juifs
Et je veux que cela soit fait à Auschwitz
Ce serait un plaisir si pur.
Je veux rejoindre des apatrides
De la même façon qu'eux sont mort, c'est morbide !
Car moi aussi j'en suis un, un apatride.
Qu'on ne s'habille pas de noir à ma mort
Ce serait fort
Embêtant, car il devrait être en rouge, couleur du diable
Car j'espère que certains d'eux iront au diable.
Ils n'ont pas retenu mon nom
Mais seulement un fichu surnom.
Le coupable n'est pas Omar
Mais un connard.
J'en ai déjà assez vu et surtout de toute couleur
C'est maintenant l'heure
Alors adieu.
Dark Devil
« Car j'ai trouvé mon bonheur en chantant mes malheurs. Réappris à rire à travers mes pleurs mais je réalise que je fais du mal à ce que j'aime depuis que je bois des verres de mélancolie pour être moins triste. Réappris à vivre en étant sous terre. Retrouvé mon c½ur après l'avoir eu en pierre. Pour ma famille je suis chez les mélancoliques anonymes » Soprano, Mélancolique anonyme « Puisqu'il faut vivre »
« Puisqu'il faut vivre, autant faire avec le sourire se dire que le meilleur est à venir que le pire permet de construire ce vraiment à quoi on aspire se dire pendant la chute il ya toujours espoir de bien atterrir la vie ca ne se respire qu'une seule fois et le bonheur ca se vit sans aucune loi être libre voila mon véritable combat tout faire pour que ma colombe intérieure ait enfin le c½ur qui bat mais des fois je lâche dans ma tête c'est le désordre je trouve la force que pour faire le n½ud de ma corde comme ce fameux 3 décembre Allah pardonne moi d'avoir voulu mettre ma vie en cendre un suicide c'est lâche et égoïste ca prend le c½ur de ceux qui t'aime vraiment et ca le trempe dans l'acide t'as raison Kery pourquoi on fait du mal à ceux qu'on aime aujourd'hui c'est pour eux que je vis » Soprano, Puisqu'il faut vivre « Puisqu'il faut vivre »